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Quelques chiffres (saïda) |
l'Algérie est une colonie
pratiquement soumise à la métropole. Formée de 3 départements
(Alger, Oran, Constantine) rattachée au Ministère de l'Intérieur,
elle est dirigée par un gouvernement général.
Le statut, voté en
1947, est inégalitaire: il prévoit l'élection d'une Assemblée
algérienne de 120 membres aux prérogatives restreintes : Les 9
millions de musulmans, de statuts " Coranique", élisent le même
nombre de députés que le million de citoyens français. De surcroît,
les élections de 1948 ont été truquées afin de faire élire des
représentants de l'administration dans le second collège
(musulman).
La crise du Nationalisme algérien prive la France
d'interlocuteurs représentatifs.
Le nationalisme algérien est
formé de 3 courants :

L'insurrection de la Toussaint 1954 donne le signal
de la guerre. Dans le prolongement du retrait de la France
d'Indochine ( Juin 1954 ) et pour unir les fractions divisées du
nationalisme algérien, un groupe de jeunes militants ( souvent issus
de l'O-S ) lance simultanément 70 attaques sur le territoire
algérien; Attaques de bâtiments civils et militaires, bombes,
attentats individuels...
La faiblesse du mouvement rend dérisoire
l'annonce de la création d'un Front de libération nationale ( FLN )
et d'une armée de libération nationale ( ALN ) ainsi que la
prétention de négocier avec la France la restauration d'un Etat
algérien souverain. Les Français du Constantinois, en Août 1955,
rendent la guerre irréversible.
Décidés à empêcher la politique
d'intégration, le FLN organise les 20 et 21 août, un soulèvement de
musulmans: ceux ci attaquent les quartiers européens des villes et
massacrent les habitants des fermes isolées, faisant une centaine de
morts autour de Constantine.
Il s'en suit une dure répression, en
partie menée par les civils européens, qui réagissent par une
"chasse à l'arabe". On compte un millier de victimes.
Un fossé de
sang dépare désormais les deux communautés: les Européens se
dressent en bloc contre les Musulmans, l'action du FLN, qui accroît
ainsi son emprise sur la population. De son côté, le Gouverneur
Jacques Soustelle considère désormais comme sa tâche prioritaire de
rétablir la paix en luttant contre le FLN. La guerre passe au
premier plan. C'est cette situation que doit affronter, en 1956, le
Gouvernement de gauche qui arrive au pouvoir, sous la Présidence de
Guy Mollet.
Le Président du Conseil, Guy Mollet donne la priorité à une victoire militaire sur le FLN.

La fin de la guerre d'Algérie (1958/1962)
L'émeute algéroise du 13 Mai 1958, entraîne la chute de la 4° République. Le Général De Gaulle impose à l'armée et aux Européens l'indépendance de l'Algérie. Résolu à résoudre de manière pragmatique le problème algérien, le Général doit tenir compte des circonstances qui vont le conduire progressivement à l'idée de l'indépendance algérienne :
En
Septembre 1958, De Gaulle propose en vain au FLN une reddition
honorable, la "Paix des Braves". En Septembre 1959, il franchit une
étape décisive en reconnaissant aux algériens le droit à
l'autodétermination. Puis il évoquera successivement " L'Algérie
algérienne", un "Etat algérien souverain". Dés 1960, il entame avec
le FLN des pourparler qui aboutissent, le 18 Mars 1962, aux accords
d'Evian, reconnaissant l'indépendance de l'Algérie. Les Européens et
l'armée, qui ont porté De Gaulle au pouvoir, ont le sentiment d'une
trahison.
Désormais, les activistes se retrouvent dans
l'Organisation armée secrète (OAS) : par une série d'attentats en
Métropole et en Algérie, celle-ci s'efforce de rendre impossible
tout accord avec le FLN, puis une fois celui- ci acquis, d'en
empêcher l'application.
| 700 000 Européens doivent quitter avec
déchirement l'Algérie. L' action de l'OAS aboutissant en effet à
rendre impossible la cohabitation des deux communautés européenne et
musulmane, ils abandonnent une terre sur laquelle ils sont nés et
laissent leurs biens, pour affronter un difficile reclassement en
Métropole. Quant à l'OAS, elle tente à diverses reprises d'assassiner le Général De Gaulle: le 22 Août 1962, celui-ci n'échappe à la mort que de justesse lors de l'attentat du petit Clamart, prés de Paris. |
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1943
Manifeste du peuple algérien, par Fehrat
Abbas.
8 mai 1945
Emeutes de Sétif. 100 morts Européens.
Répression féroce : 6 000 à 8 000 morts.
1947
Vote d'un statut
de l'Algérie, saboté par les colons européens et l'administration (élections
truquées de 1948).
1er novembre 1954
"Toussaint rouge". 70 attentats (8 morts) signés par le
F.L.N.
20 août 1955
"Massacre de Philippeville" : 123 européens
assassinés. Répression.
6 février 1956
Guy Mollet à Alger,
bombardé de tomates par des partisans de l'Algérie française. Intensification de
la présence militaire. Jusqu'à 450 000 hommes (1957).
Janvier -
octobre 1957
Bataille d'Alger, gagnée par les parachutistes de Massu.
Recours systématique à la torture. Protestations en France.
13 mai
1958
Inquiétés par des rumeurs de négociations, des Français d'Algérie et
des militaires s'emparent de l'immeuble du gouverneur général à Alger. Opération
"Résurrection" lancée par le Comité de Salut Public : c'est l'insurrection.
29 mai 1958
Le Président de la République fait appel au Général de
Gaulle.
16 septembre 1959
Discours du Général de
Gaulle sur l'autodétermination en Algérie.
24 janvier - 1er février
1960
Semaine de barricades à Alger.
22 - 25 avril 1961
Putsch des généraux à Alger. Échec du putsch. De Gaulle entame des négociations
avec le F.L.N.
19 mars 1962
Cessez-le-feu en Algérie, après la
signature des accords d'Evian la veille.
1er juillet 1962
L'Algérie se proclame indépendante.