retour vers la gare de Saïda


RLES STATIONS DE CHEMIN DE FERR

Perrégaux était un centre ferroviaire important pour l'Algérie. Les chemins de fer jouaient un rôle majeur dans la vie économique de la cité. La ville se situait sur la ligne Oran-Alger avec la gare du P.L.M. (Paris-Lyon-Marseille); elle était aussi, avec la gare de l'Etat, le départ de la ligne du sud vers Colomb-Béchar, pour le voyageur qui venait d'Alger ou d'Oran. Ainsi deux gares desservaient la ville. De plus, Perrégaux possédait un important dépôt de la gare d'Etat.

Vers 1925, des ateliers de révision générale des locomotives et wagons sont créés au sud de la ville.
Ces ateliers employaient environ 800 ouvriers, cadres et ingénieurs. Ils abritaient aussi une école de formation technique des chemins de fer.

Chronologie des créations de lignes de chemin de fer

L'arrêté ministériel du 04 février 1857 prévoyait la création d'un réseau de chemins de fer.
Un premier programme consistait en une voie principale parallèle à la mer et en voies perpendiculaires rattachant cette voie aux principaux ports. Les lignes algériennes avaient été partagées entre cinq compagnies: la compagnie P.-L.-M., l'Est-Algérien, l'Ouest-Algérien, la Compagnie Bône-Guelma et la Compagnie Franco-Algérienne.

La ligne d'Alger à Oran  fut ouverte en 1871 par la Compagnie Paris-Lyon-Marseille (P.L.M.) et parcourait 426 Km. Elle transitait par Perrégaux.

Citons en 1877, l'ouverture par la Compagnie de l'Ouest-Algérien de la ligne du Tlélat à Sidi-Bel-Abbès.

En 1879, la Compagnie Franco-Algérienne (CFA) ouvrait la ligne d'Arzew à Saïda, 212 km, qui  transitait également par Perrégaux .


Histoire de la Compagnie Franco-Algérienne:
Extrait du Livre d'Or de l'Oranie -1930

L'origine du Réseau algérien de l'Etat en Oranie date du décret du 29 avril 1874 qui déclarait d'utilité publique l'exécution d'un chemin de fer d'Arzew à Saïda, avec prolongement sur Geryville, et approuvait une convention intervenue à ce sujet le 20 décembre 1873 entre le Gouverneur général civil de l'Algérie (qui était d'ailleurs le général Chanzy) et la Compagnie Franco-Algérienne concessionnaire.
Aux termes de la convention, cette concession, sans subvention ni garantie d'intérêt, du chemin de fer  Arzew à Saïda et aux Hauts-Plateaux par la Macta et Perrégaux, avec faculté de prolonger le dit chemin de fer, à partir de Saïda, sur les Hauts-Plateaux, dans une direction et sur une longueur qui seront ultérieurement déterminées à la demande du concessionnaire, était accompagnée de la concession "du privilège exclusif de l'exploitation de l'alfa sur une surface de trois cent mille hectares de terrains d'alfa... moyennant un droit fixe, par tonne d'alfa sec exploité, de quinze centimes jusqu'à cent mille tonnes et vingt-cinq centimes pour chaque tonne excédant.

C'est donc une entreprise industrielle et agricole qui a, la première, provoqué la construction des lignes dont le développement devait aboutir à la création d'un grand réseau homogène en Oranie.

En 1879, la voie ferrée reliait Arzew à Saïda. 


Extrait de la carte du réseau ferroviaire de l'Oranie -1880 -
tirée de l'ouvrage de Charles Lallemand "L'ouest de l'Algérie"
édité par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest-Algérien.

ggg Étapes de la croissance du Réseau oranais

En 1881-82, à la suite de l'insurrection de Bou-Hamama, la ligne fut prolongée par l'autorité militaire de Saïda à Méchéria et réservée, sur ce tronçon, à la troupe jusqu'en 1885, date à laquelle le public civil fut admis, la Compagnie franco-Algérienne recevant dès lors la concession.
Puis la ligne atteint Aïn-Sefra en 1887, Duveyrier en 1901, Beni-Ounif en 1903, Ben-Zireg en 1905 et enfin Colomb-Béchar en 1906.

Enfin, la fusion de la Compagnie Franco-Algérienne en Oranie, et à l'est d'Alger, des compagnies de l'Est -Algérien et du Bône-Guelma ainsi que des territoires du Sud (Biskra à Touggourt), donnera lieu à la création des Chemins de Fer Algériens de l'Etat.

Plus tard, il y aura fusion de la compagnie du PLM et de la Compagnie des chemins de fer de l'Etat pour former les Chemins de Fer Algériens (CFA) qui deviendront la S.N.C.F.A. .

 

 

 


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